LA France a tué Kadhafi pour rien et installe le désordre

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Selon, vous chers panafricanistes, quelles sont les vraies raisons de l’Assassinat du Guide ? afriquemediacotedivoire.net attend vos informations, analyses et articles. Entre temps parlons de la mort du panafricaniste.

Cinq ans après le début de la révolution libyenne, le 17 février 2011, et de l'intervention occidentale qui a conduit à la mort de Mouammar Kadhafi, la Libye a sombré chaque jour un peu plus dans le chaos. Dimanche 14 février, un petit vent d'espoir a soufflé : un gouvernement d'union nationale, souhaitée par la communauté internationale, a enfin été formé, bien que déjà critiqué. Une maigre avancée face à l'ampleur des dégâts :
Deux autorités se disputaient, jusqu'alors, le pouvoir depuis la prise de Tripoli par des milices en partie islamistes à l'été 2014 : un gouvernement reconnu par la communauté internationale, installé dans l'est, à Tobrouk, près de la frontière égyptienne. Modéré, il compte le soutien des milices de Zintan, un bastion de la révolution, et celui du général Khalifa Haftar. Il a également l'appui de l'Egypte et des Emirats arabes unies.
L'autre gouvernement est basé à Tripoli, et est dominé par les islamistes proches des Frères musulmans. Il est soutenu par les milices de Misrata, autre ville martyre de la révolution. Il peut compter sur l'appui de la Turquie et du Qatar. L'accord conclu restait encore incertain lundi, tant le nouveau gouvernement annoncé et la manière dont il a été organisé ne fait pas tout à fait l'unanimité.
Profitant du chaos politique et sécuritaire, l'Etat islamique (EI) a conforté ses positions dans le pays, notamment à Syrte et ses alentours, ville natale du Mouammar Kadhafi, totalement contrôlée par l'EI depuis près d'un an. Pour les djihadistes, la Libye est le terrain idéal pour développer leur terrible dessein de califat : l'Etat est désintégré, le pays abrite les plus grandes réserves de pétrole du continent et la contrebande y est facile. Et l'anarchie politique qui y règne n'arrange pas les choses. Selon des responsables de l'administration américaine, l'EI compterait 5.000 combattants dans le pays.




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