Après Lida Kouassi, une candidate en 2020 cogne fort. Ce qu’elle dit

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Les propos de Lida Kouassi qualifiés de tribalistes et de xénophobes voire de ‘’nationalisme ethnique honteux’’ semblent ne pas se justifiés. Lida Kouassi n’a pas été compris dans sa démarche et pourtant très lucide. Il a simplement foudroyé la politique de rattrapage ethnique du président Alassane Ouattara qui consiste à privilégier les cadres du Nord de la Côte d’Ivoire dans tous les postes clés de la vie administrative et politique du pays.
Cela dit, nos amis de Mediapart qui ont critiqué ce qu’ils appellent le ‘’ nationalisme ethnique et honteux’’ de Lida n’ont rien compris de la politique ivoirienne sous Alassane Ouattara en ce qui concerne le choix des autorités politiques et administratives du pays. Depuis sept ans, cette politiques de rattrapage devenue comme un mode de gouvernance a fait beaucoup de frustrés aussi bien dans le camp du président Ouattara que dans les camps de ses allés et opposants politiques.
Une candidate aux élections présidentielles de 2020 est entièrement d’accord avec Lida Kouassi. : ‘’ Je suis Antoinette Koukougnon-Nogbou. Présidente du Conseil pour la Cohésion, la Justice et le Développement (CCJD).
Au nom de la Cohésion Nationale en Côte d'Ivoire, j'invite les cadres, les représentants des Partis politiques et aux potentiels candidats à aller , chacun dans sa sous-préfecture , dans sa ville, dans son village , dans son département et dans sa région, pour postuler aux différentes joutes électives à venir de sorte à éviter d'étouffer le leadership des cadres des localités hôtes.
Car cela participe de la Cohésion Nationale tant voulue. Voila ma langue est déliée’’.
Pour afriquemediacotedivoire.net, les amis de Mediapart qui qualifient de honteux le nationalisme ethnique de Lida sont excusables et excusés parce qu’ils ne connaissent pas les réalités ethniques ivoiriennes. La Côte d'Ivoire constitue une véritable mosaïque ethnique, car on y dénombre plus de 60 ethnies différentes qu'on peut regrouper en quatre grands groupes (selon des critères linguistiques): Le groupe mandé : localisé dans le nord-ouest du pays, ce groupe, appelé aussi mandingue, compte surtout les Malinké, les Bambara, les Dioula, les Foula, etc. Au centre-ouest, l'ethnie des Dan réside dans la zone montagneuse du pays, principalement autour de Man. Le groupe krou : au centre-sud et au sud-ouest résident les Krou ou Magwé, la principale population de cet ensemble ethnique étant les Bété. Le groupe gour (voltaïque): au nord-est, ce groupe constitue l'un des plus anciens peuples du pays, avec les Sénoufo et les Lobi, qui habitent le Nord. Le groupe akan : à l'est, au centre et au sud-est se trouvent les Akan, l'ethnie la plus nombreuse, et que l'on divise en Akan du Centre (principalement Baoulé), en Akan frontaliers du Ghana(Agni, Abron, etc.) et en Akan lagunaires (Ebrié, Abouré, Adioukrou, Appolloniens, etc.).
Le problème que pose Lida c’est que le parti du président Ouattara doit mettre fin au rattrapage dans le choix des candidats aux élections municipales et législatives. Il faut donner un peu de chance aux fils de la région plutôt que de vouloir toujours leur imposer un fils du Nord. Cela pourrait faire moins de frustrés. Il est un peu difficile de la part de nos amis qui sont à 6000 kilomètres de la Côte d’Ivoire de connaître la composition de nos différents groupes ethniques. Cette méconnaissance de l’Afrique les pousse généralement à banaliser les choses sérieuses. On peut toujours les comprendre parce que l’Europe du moins les impérialistes ont toujours manipulé la communauté religieuse et ethnique pour déstabiliser les pays africains. La position de Mediapart est tendancieuse pour la cohésion nationale. Ce n’est pas le seul Média à le faire. L’Afrique est habituée.





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