Ahoussou Jeannot, un discours fade qui tue le PDDI et toute la Côte d’Ivoire

Afrique media Côte d'Ivoire

C’est un Kouadio Ahoussou Jeannot qui occupe plusieurs fonctions grâce à Alassane Ouattara qui décide de la disparition du plus ancien parti politique ivoirien, le PDCI-RDA. Ce monsieur a tout gagné avec Ouattara. Si bien que qu’il ne pense même plus à la nouvelle génération qui peine à trouver du travail à cause de la politique du rattrapage. Cet homme a perdu toute sa dignité à cause des six fonctions qu’il occupe actuellement. Discours d’un intellectuel dangereux

Le Message de rassemblement lancé par le Président du Sénat Jeannot Ahoussou à Koumassi « Ne laissons pas les militants de la 25ème heure détruire tant d’années de sacrifices, d’abnégation et de prières que nous avons consacré pour construire la paix et la réconciliation nationale. »
Un extrait : Mesdames et Messieurs,
La Côte d’Ivoire notre pays a besoin de stabilité et de paix pour pouvoir se construire et se projeter à l’horizon 2020 au rang des pays émergents. Pour conquérir la paix, il faut toujours des communautés sages et respectueuses des valeurs universelles qui rythment la vie des pays modernes et modèles.
Comme je l’indiquais la semaine dernière à Tafiré, au moment où les démons de la division, des haines et rancœurs recuites, de la radicalisation du dialogue politique se manifestent à nouveau dans notre pays, je voudrais, que nous gardions à l’esprit les douloureuses et regrettables conséquences de la crise militaro politique qui a frappé notre pays, endeuillé nos concitoyens et plongé notre pays naguère havre de paix, dans l’abîme et le chaos.
Je voudrais par conséquent, exhorter l’ensemble des ivoiriens à faire de la recherche de la paix, la promotion de la coexistence pacifique, l’amour du prochain notre objectif de vie. La Côte d’Ivoire est le bien commun que nous ont légué nos pères-bâtisseurs. Nous n’avons pas le droit de la détruire au risque de nous faire juger par devant le tribunal de l’histoire.
Ivoiriens, Ivoiriennes, chers frères et sœurs, empruntons à nouveau le chemin du pardon, de l’amour mutuel et de la réconciliation, valeurs chères au père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, valeurs que nous avons retrouvées avec fierté grâce à l’entente parfaite de nos aînés Henri Konan BEDIE et Alassane OUATTARA. Que nos divergences nous enrichissent au lieu de nous diviser. Pardonnons-nous mutuellement, acceptons nos différences pour donner une autre chance à la Côte d’Ivoire nouvelle que le Président Alassane OUATTARA conduit avec beaucoup de dextérité et d’habileté pour notre bonheur commun.
Mesdames et Messieurs
L’histoire récente du monde nous enseigne que pour conquérir la paix, réconcilier les grands peuples, il faut toujours des leaders charismatiques. Ainsi, en-a-t-il été de Yasser Arafat et Yitzhak Rabin pour la conclusion de l’accord d’OSLO ; Nelson Mandela et Frederik de Klerk pour la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, pour ne citer que ces deux cas emblématiques.
Ici en Côte d’Ivoire, nos deux leaders charismatiques : les Présidents Alassane OUATTARA et Henri Konan BEDIE issus de la même école politique, celle de Félix Houphouët BOIGNY ; l’école des bâtisseurs de nations ne peuvent pas et ne devront en aucune manière, écrire l’histoire a contrario.
Quel que soit ce qui semble les opposer aujourd’hui, nous avons le devoir de les aider, de les accompagner pour préserver l'entente, la concorde entre eux. Eux, ces deux copilotes du navire Ivoire, dont la synergie d’actions à travers le RHDP a permis le retour de la Côte d’Ivoire sur le chemin du développement parfait et intégral.
Il urge donc pour nous tous de faire notre autocritique pour ne pas tomber dans le manichéisme des extrêmes. Politisons-nous autrement pour pouvoir forger positivement l’opinion publique ivoirienne. Travaillons pour améliorer l’offre politique afin de regagner l’intérêt de nos concitoyens.
C’est ici le lieu, pour moi, d’inviter l’ensemble de la classe politique ivoirienne et particulièrement les dirigeants des partis politiques qui se réclament de la philosophie politique du Président Félix Houphouët-Boigny au sursaut, à plus de patriotisme pour penser collectif et agir pour le pays. Ne laissons pas les militants de la 25ème heure détruire tant d’années de sacrifices, d’abnégation et de prières que nous avons consacré pour construire la paix et la réconciliation nationale.
Même si je respecte les positions de certains de mes frères du PDCI-RDA ou d'ailleurs qui appellent à la séparation en vue de l’établissement d’autres alliances, je suis déterminé et engagé à travailler pour sauver près de deux décennies de collaboration dont les fruits sont connus de tous les ivoiriens. Militant du PDCI-RDA et Houphouétiste convaincu dans l’âme, j’appelle à l’ouverture d’un dialogue franc et constructif entre tous les Houphouétistes pour surmonter ces moments de faiblesse qui ne nous honorent pas.
Quand je vois ce que les Présidents Henri Konan BEDIE et Alassane OUATTARA ont pu surmonter depuis le coup d’Etat de 1999 pour sauver la Côte d’Ivoire, je refuse de cautionner les impérities d’aujourd’hui qui viennent ternir ce bel attelage le RHDP qui avait commencé à être cité en exemple par le monde entier.
Je reste convaincu que c’est dans la conjonction fraternelle et fructueuse de nos intelligences que l’arbre ivoire continuera de produire de bons et nombreux fruits, d’une part, et un feuillage abondant et verdoyant où tous viendront s’abriter, d’autre part.
A l’ombre de cet arbre, nous expérimenterons, en effet, les douceurs de la démocratie apaisée et participative.
Sortons donc de nos radicalismes pour les accompagner résolument dans la construction de la Côte d’Ivoire unie et prospère.
Nous sommes tous et chacun à son niveau, débiteurs de paix vis-à-vis de la Côte d’Ivoire et vis-à-vis des jeunes générations. Travaillons à préserver notre cohésion et notre union si chèrement acquises. Cela est encore possible dans le cadre d’un dialogue constructif qui nous permettra de surmonter nos incompréhensions.
Mesdames et Messieurs
Je voudrais pour paraphraser l’Ecclésiaste 3 dire que s’il y a eu un temps pour se lancer des pierres nous sommes maintenant dans le temps où il nous faut ramasser toutes les pierres que nous nous sommes lancées pour construire ensemble, notre beau pays la Côte d’Ivoire de demain.
Je voudrais enfin inviter, avec respect, nos parents, nos Rois et chefs traditionnels, nos guides religieux, nos leaders communautaires à ne pas se mettre à l’écart de cette initiative, mais plutôt à prendre leur bâton de pèlerin pour parcourir monts et vaux, villages et hameaux pour semer la bonne parole, celle qui vivifie, celle qui rassure, celle qui réconcilie afin que notre pays demeure debout, uni, paisible, prospère pour le bonheur de chacun et chacune de ses fils et filles. Aidez-nous à rester sur le boulevard du dialogue qui ouvre la porte de tous les possibles.
Vive la Côte d’Ivoire, notre unique patrie.
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.
Je vous remercie





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