Guerre ivoirienne : Pourquoi Gbagbo n’a pas été assassiné. Les explications d’un député français

Afrique media Côte d'Ivoire


Simple fait d’un miracle de Dieu? Très étonnant pour les Ivoiriens et Africains de voir Laurent Gbagbo vivant contrairement à Olympio ; Lumumba, Samuel Doé, Sankara… Car Le déluge des puissantes bombes françaises qui tombent sur la résidence de Laurent Gbagbo et qui font trembler toute la ville d’Abidjan, le 11 avril 2011 et qui fait des milliers de morts à la cette résidence ne donnent aucun espoir que Simone Gbagbo et son époux vivent. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les hommes en armes surexcités et furieux auxquels les militaires français livrent Laurent Gbagbo n’arrivent pas à le plonger dans la vallée de la mort. A 13 heures, les chaînes étrangères annoncent que Gbagbo est capturé. ‘’La France n’a pas approuvé le projet de tuer deux présidents africains dans la même année 2011’’, se confie au site panafricaniste .net un député français ayant requis l’anonymat. Ces révélations sur la libération de Blé Goudé.
Des consignes fermes venues de l’Elysée à cette époque ne donnent pas la possibilité aux adversaires de Laurent Gbagbo de l’exécuter même si les rebelles entendaient s’abreuver dans son crâne. En effet, c’est son principal adversaire politique reconnu par l’occident comme le vainqueur de l’élection qui exprime à intelligible voix ce que le colon dit tout-bas. ‘’ Capturez-moi Gbagbo Laurent. Je le veux vivant’’, a insisté l’actuel chef d’Etat de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara.
Quel sens semblait avoir la volonté de la Capture de Laurent Gbagbo et son maintien en vie dans le même contexte qui a vu l’assassinat d’une vingtaine de présidents africains ? Gbagbo qu’on accusait d’avoir méprisé et humilié le président américain, Michel Obama parce qu’ayant refusé de prendre son téléphone, méritait-il de contourner le destin commun réservé aux résistants Lumumba, Olympio, Sankara entre autres et leur aïeux Samory Touré ? Gbagbo a-t-il quoi de spécial pour qu’on rappelle à l’ordre les rebelles qui voulaient sa tête?
A cette interrogation, le député français fait des révélations de taille: « Fallait-il assassiné dans la même année 2011 deux chefs d’Etat africains hostiles à la politique française en Afrique? » S’interroge le parlementaire français.
A l’en croire, les autorités françaises ont choisi l’année 2011 pour neutraliser deux présidents africains hostiles à la politique française sur le continent noir. Il s’agit de la déstabilisation de la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo et la Lybie du Colonel Kadhafi. Le député français révèle que Sarko qui va aux élections en 2012, considère 2011 comme un passage obligé pour installer de nouvelles têtes en Lybie et en Côte d’Ivoire, deux pays stratégiques en Afrique. Le premier, pays de pétrole et le second, pays de cacao et café. Faut-il tuer Laurent et le Guide dans la même année ? Dilemme ! Car le monde entier regarde Sarko.
Mais il y a bien un schéma mis en place depuis des temps anciens par les occidentaux pour maintenir dans la peur les leaders des peuples colonisés. Il s’agit de procéder par les assassinats ou déportations (Samory Touré). Le député français indique que si Laurent Gbagbo était assassiné, il serait difficile d’assassiner le Colonel Kadhafi. Et comme entre deux maux il faut choisir le moindre, Sarkozy a fait son choix. Gbagbo dangereux que Kadhafi doit être déporté (CPI). Kadhafi et son projet des Etats Unis d’Afrique doivent disparaître. Car selon le député français, les Etats-Unis d’Afrique signifient un nouvel ordre mondial. L’Afrique devient le maître et les autres continents les colonisés ou les esclaves. Un bouleversement du monde avec les Etats-Unis d’Afrique. « Blé Goudé qui fait la propagande du panafricanisme en Côte d’Ivoire ne devrait pas échapper à la déportation. Les africains ont le pouvoir de libérer ces deux leaders s’ils ont la volonté de le faire », a-t-il conclu.
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