Massacre du peuple Wê : La libération de Gbagbo et prise en compte du génocide Wê réclamées

Afrique media Côte d'Ivoire

La crise ivoirienne qui a débuté le 19 septembre 2002 est, en vérité, l’expression d’une opération de reprise en mains de la ' << serre néolibérale ivoirienne >> qui connaissait un relâchement avec la disparition en décembre 1993 du président Félix Houphouët Boigny, son maître d’œuvre, son artisan et son gestionnaire. Le maître d’ouvrage étant la communauté capitaliste néolibérale occidentale.
Cette rénovation de ressaisissement encore en cours, destinée à renforcer encore plus le contrôle de la communauté néolibérale occidentale sur ce riche pré-carré français, continue d’impacter de façon plus délétère qu’ailleurs le peuple Wê, l’un des soixante groupes ethniques ivoiriens, notamment sa population, son patrimoine et son espace vital étendu sur 18.000 kilomètres carrés à l’ouest du pays. A titre d’exemples, tout le monde se rappelle encore les massacres de Guitrozon, de Petit Duékoué (141 morts en 2005), de Duékoué Carrefour (plus de 800 morts le 29 mars 2011), de Nahibly (environ 230 morts 1e 20 juillet 2012). Tout le monde se rappelle les villages entiers, les campements et enclos sacrés, vandalisés, pillés, détruits.
Le processus de régression des régions wê en plein pressurage, menaçant à petit feu le groupe ethnique dé disparition, a poussé des filles et fils à créer le 8 septembre 2013, l’Union pour la Sauvegarde du Patrimoine WÊ (USPWÊ), une organisation de la société civile ivoirienne, à l’effet de travailler de façon plus professionnelle, avant qu’il ne soit trop tard, à la restauration et à la reconstruction de la réalité wê. Cette réhabilitation est l'affaire de toute bonne volonté d’où qu’elle vienne, mais principalement l’affaire de chacun des fils et filles wê où qu’il se trouve en pays wê, ailleurs en Côte d’Ivoire ou à l’extérieur du pays. L’USPWÊ a vocation à en assurer le leadership et à travailler au développement de la réalité Wê dans .toute sa plénitude en utilisant les acquis des technologies modernes et les ressources de tous ses fils et de toutes ses filles sans distinction de religion, de croyance philosophique et d’appartenance politique. ,

L’USPWÊ, lance un appel à la communauté nationale et internationale, à notre Etat de Côte d’Ivoire, à la Cour Pénale Internationale la (CPI) pour que la douleur génocidaire du peuple wê soit enfin prise en compte comme il se doit. Beaucoup de choses sont faites, se font ici et là par des personnalités physiques et morales généreuses, par l’Etat de Côte d’Ivoire naturellement. Mais 'tout cela ne comble pas l’ampleur de la douleur. La paix perpétuelle que précède la justice est à ce prix dans toute communauté humaine.

L’USPWÊ souhaite par ailleurs que tous les Ivoiriens en exile rentrent au bercail. Que tous les prisonniers politiques sortent de prison. Que le président Gbagbo et le ministre Blé Goudé sortent de prison. Souhaiter que des frères Ivoiriens acquittés par la justice restent en prison n’est pas nous conduire sur la route de la paix. Le peuple wê, même lourdement endolori, souhaite que les Ivoiriens se retrouvent pour réapprendre à vivre ensemble.

Nous voudrions pouvoir, encore une fois, compter sur vous, Mesdames et messieurs les journalistes, pour communiquer au maximum sur ces appels qui nous sont chères.

Merci tous d’avoir répondu à notre appel.




Article lu : 187 fois