Stratégie de déstabilisation du colon: Gbagbo, Déby et Biya

Afrique media Côte d'Ivoire

La France ne pardonnera jamais un chef d’Etat africain accroché au panafricanisme et qui fait de la lutte contre le Fcfa, le compte d’opérations, les mauvais contrats, et la présence de l’armée coloniale française installée dans certains pays africains son cheval de bataille. Ça jamais ! Laurent Gbagbo est ceux des Chefs d’Etat africains qui réclamaient une indépendance économique de la Côte d’Ivoire. Face à cette conviction politique, la France met en place une stratégie pour l’écarter du pouvoir.
Gbagbo fait face à une propagande de diffamation ourdie depuis la France. L’unité nationale s’effrite avec les termes xénophobes, Gbagbo hostile aux musulmans et aux nordistes. Le coup est joué. Le Sud et le Nord sont à jamais en conflit. Un coup d’état de la France échoue en 2002. Mais de 2001 à 2011, des rebelles soutenus par la France, après plusieurs tentatives de déstabilisations, réussissent la mission. Gbagbo est chassé du palais présidentiel suite à une crise postélectorale et est pris en otage. Le panafricanisme s’écroule en Côte d’Ivoire.
Aujourd’hui, deux présidents africains, Biya du Cameroun et Déby du Tchad sont dans le viseur du colon. Pour la France, ces deux Chefs d’Etat sont à écarter du pouvoir pour installer des sous-préfets manipulables. Biya refuse de collaborer. Pour le colon, il permet qu’une chaîne panafricaniste Afrique MEDIA tv émette depuis le Cameroun. Il faut vite créer une rébellion contre le vieux. D’où la crise anglophone dont le principal instigateur est la France. Ici, c’est la ‘’langue’’ qu’on utilise pour frapper le Cameroun. Le sous-préfet français du Cameroun est connu.
Au Tchad, le président Déby, le chouchou de toute la jeunesse panafricaniste est également vu comme l’homme qui fait la promotion Du panafricanisme. Il faut le cueillir, un homme à abattre parce que plus efficace dans le combat panafricaniste et la libération économique de l’Afrique.
Le péché de Déby, il veut prendre ses distances vis-à-vis de l’armée française coloniale, le compte d’opérations et la monnaie d’arnaque, le Fcfa. Le sous-préfet français du Tchad est également connu. C’est un haut fonctionnaire de la Bad qui est le choix du colon. Comme quoi, en Afrique, ce sont des fonctionnaires internationaux qui sont toujours aux services de l’impérialiste pour semer la désolation sur le continent.




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