Cpi instrumentalisée : Les preuves d’une prison impérialiste. Le complot contre Gbagbo, Bemba, Kadhafi, Patassé livre ses secrets

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Sanctionner par l'Exemple, le bon sens et la vérité signifie que les vrais et célèbres auteurs de violations des Droits de l'Homme soient punis, qu'un minimum de logique transparaisse dans les décisions et que le verdict final soit la conséquence d'une fidèle restitution des faits. A cet exercice, la Cpi a échoué. Elle s’est illustrée comme un instrument, une verge des impérialistes pour flageller des Chefs d’Etat africains qui refusent de collaborer et qui veulent affirmer leur indépendance politique et économique.
La Cpi est donc un instrument colonial qui met aux pas les Africains qui pensent que la colonisation est terminée. Non et non, ce sont des indépendances de façade qui ont été accordées aux peuples africains. Et la CPI est là pour montrer aux africains qu’ils doivent toujours se considérer comme des sous-hommes, des hommes qui n’ont pas droit au développement. Il faut toujours tendre la main aux occidentaux. Mal nourris, mal logés, pas d’accès à un minimum de santé et d’éducation entre autres. Il est interdit à l’Africain de s’organiser, de réclamer la suspension du compte des opérations, la fin du FCFA et de contester le fait de voir battre sa monnaie hors des frontières africaines. Quand un président africain est hostile à ce système occidental, il est systématiquement renversé par un coup d’Etat. Il fait face à une rébellion qui aboutit à une guerre civile. Enfin de compte, il est diabolisé, qualifié de dictateur et de sanguinaire ou d’avoir commis des crimes contre l’humanité. Et pourtant ce sont eux, ces impérialistes qui organisent toutes choses.

Si la Cour pénale internationale a une réputation aujourd'hui, c'est bien celle d'une juridiction qui s'illustre par une complaisance et une incohérence légendaires. C'est exactement cette incohérence et cette complaisance "programmés" qui ont motivé les Usa et la Chine à ne pas ratifier la Conférence de Rome créant cette cour. Le triste sort de Jean Pierre Bemba qui vient d’être libéré et l'exemple ivoirien, les cas des nationalistes et panafricanistes Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé donnent raison à tous ceux qui ne croient pas en la crédibilité de cette juridiction internationale.

Octobre 2002, pour soutenir le Président centrafricain Ange Félix Patassé dont le régime tangue sous les coups de boutoirs d'une rébellion menée par l'ancien Chef d'état major François Bozizé soutenu par l’occident, Jean-Pierre Bemba chef de guerre Congolais envoie 1500 hommes en renfort en Centrafrique. Patassé qui se dit l’un des champions hostiles à la politique française voit un autre secours de la part du Colonel Kadhafi. Des armes atterrissent dans le cas de la rébellion Bemba pour aller défendre Patassé. La France n’apprécie pas le comportement de Bemba. Son sort est scellé. Il est conduit à la CPI. Ensuite le guide Kadhafi perd sa vie et Ange Patassé est renversé. En Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo qui tient à une monnaie ivoirienne et hostile au compte des opérations, fait fasse à une rébellion muée en une guerre civile. Le plan diabolique le conduit à la CPI.
En Centrafrique, la rébellion de Bozizé après un échec grâce au soutien des troupes de bemba et de Kadhafi, l'emporte finalement un an plus tard et devient chef de l'Etat centrafricain.
La partialité de la CPI, la communauté dite internationale et les ONGs internationales, c’est quand elle ferme les yeux sur les atrocités des troupes de Bozizé en Centrafrique. Paradoxalement, en 2004, Bozizé le pion des occidentaux, traduit Jean- Pierre Bemba devant la Cpi. Le 23 mai 2004, celui-ci est arrêté et emprisonné au pénitencier de Scheveningen pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Voilà un autre complot honteux contre l’Afrique.
Suivez mon regard, le problème, c'est que là où le procureur Louis M. Ocampo estime que Bemba a élaboré un plan commun avec Patassé, Aimé Kilolo l'avocat de l'accusé soutient que les 1500 hommes n'étaient pas sous la responsabilité de son client mais sous celle de Patassé. Déjà à ce niveau, l'inconséquence de la Cpi est frappante: si Bemba a vraiment concocté un plan avec Patassé c'est que Patassé est co-auteur ou complice selon les règles de la responsabilité pénale. Pourquoi donc Patassé n'est pas interpellé au même titre que Bemba? Le plus grave, c'est que l'autre rebelle Bozizé n'est point inquiété après sa violente et meurtrière offensive. Dans ses conditions, comment ne pas accréditer Aimé Kilolo quand il disait que "cette affaire est une cabale politico-judiciaire contre Bemba" (J.A N°2547 p. 39).

En septembre 2002, une tentative de coup d'Etat se mue rapidement en une violente rébellion. Celui qui revendique cette rébellion s'appelle Guillaume Soro. Depuis 2002 jusqu'à une époque récente, les victimes de cette rébellion se comptent en milliers. De l'assassinat des gendarmes désarmés, à l'exécution d'autres rebelles de clans rivaux en passant par les massacres de populations civiles innocentes, crimes contre l'humanité et crimes de guerre ont recouvré la plénitude de leur sens en Côte d'Ivoire.
Cependant, quand toutes ces atrocités se produisaient en Côte d'Ivoire et que les cris du peuple ivoirien s'élevait jusqu'au ciel, le silence qui prévalait dans les couloirs de la Cpi à la Haye était tellement plat qu'on pouvait entendre, depuis le boulevard Nandjui Abrogoua, la mouche qui volait dans le bureau du procureur Louis Moreno Ocampo. Ni les vidéos, ni les témoignages des victimes ne suffisent jusqu'à ce jour pour ne serait-ce qu'attirer l'attention de la Cpi sur les auteurs et commanditaires connus de la rébellion ivoirienne alors que la déposition du témoin 36 a suffi pour inculper Bemba.
Bien au contraire, la communauté internationale s'est mobilisée autour de Laurent Gbagbo pour lui demander d'utiliser les pouvoirs constitutionnels que les Ivoiriens lui ont donné pour amnistier les rebelles. Après la guerre postélectorale en Côte d’Ivoire, les loyalistes reconnus avoir commis des crimes sous Gbagbo par le pouvoir d’Abidjan, ne sont toujours pas amnistiés.




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