Division des rebelles au Cameroun : Une stratégie française. Comment la Côte d’Ivoire a été piégée

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Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a une très grande similitude entre la stratégie d’occupation de la Côte d’Ivoire par les rebelles ivoiriens et celle mise en place au Cameroun. Entre les deux pays, s’il y a un à interpeller pour prendre des dispositions adéquates, c’est bien le Cameroun. Les autorités de ce pays de l’Afrique Centrale devraient redoubler de vigilance. Parce que ces dernières semaines, les rebelles camerounais font croire qu’ils sont divisés. En réalité, ce n’est pas une division à tant que telle mais plutôt une stratégie pour avoir à l’usure le gouvernement camerounais.
Les rebelles camerounais veulent se cacher derrières les discours discordants pour créer plusieurs factions rebelles mais qui, en réalité constituent la même entité. La rébellion sortira le grand jeu quand le président camerounais décidera de discuter.
En effet, au moment où le président Paul Biya s’engagera dans les négociations avec une faction à laquelle l’on demandera un cessez-le-feu, l’autre faction sortira de sa réserve pour contester les closes. C’est de la diversion car en réalité, il s’agira du même groupe qui entretiendra le flou.
En Côte d’Ivoire, était officiellement reconnu le Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) de l’actuel PAN, Guillaume Soro au départ. Au moment où Laurent Gbagbo s’engage à discuter avec le MPCI, naissent dans le Grand Ouest, le MPIGO et le MJP qui brandissent les armes. Le gouvernement ivoirien d’antan est pris de panique puisque ces deux factions rebelles qui viennent de naître posent encore leurs conditions.
En réalité, c’était la même entité rebelle qui était scindée en trois factions dans le but de retarder les discussions. Car leur principal objectif était de faire partir Laurent Gbagbo du pouvoir. Cela dit, les Camerounais devraient considérer la division des rebelles comme une stratégie de combat, une diversion pour atteindre leur objectif. Il ne faut donc pas croire que ceux qui ont pris les armes ne parlent plus le même langage.
En Côte d’Ivoire, les Occidentaux ont instrumentalisé les composantes sociologiques, en les opposant les unes aux autres. Au Cameroun, c’est une crise de langue, la crise anglophone qu’ils suscitent pour opposer les populations. Parce que dans le désordre, ils vont exploiter à vils prix le pétrole. Difficile pour les africains de comprendre que les occidentaux utilisent des nègres fabriqués chez eux pour les épauler à piller le continent. Une sécession ou une guerre civile n’apportera pas le développement au Cameroun.





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