Colonisation : Un diplomate libyen fait des révélations sur Gbagbo, Kadhafi et la CPI

Afrique media Côte d'Ivoire

Hamed Gamal H L anciennement fonctionnaire à l’Ambassade de Libye en Côte d’Ivoire, sous Laurent Gbagbo, qui s’est confié à nous, le 3 juillet dernier indique que l’histoire retiendra que Laurent Gbagbo premier Chef d’Etat africain à être conduit à la Cour pénale internationale restera un ‘’monument inoubliable dans la lutte panafricaniste’’. C’est une injustice à corriger car au moment du transfèrement de l’ex-président ivoirien la Côte d’Ivoire n’avait pas encore ratifié le traité de Rome créant la CPI. Pour le diplomate c’étaient des choses planifiées et préméditées. Les choses se sont passées ainsi parce que le Guide Libyen et
Laurent Gbagbo voudraient monter en puissance le panafricanisme. La France attaque les deux présidents dans la même année.
Kadhafi voulait positionner un certain nombre d’Africains à la tête des pays africains pour faire monter en puissance le panafricanisme qui se résumait à la mise place d’une monnaie unique africaine, une banque centrale africaine. Dix-sept présidents africains adhèrent à l’idée du Guide. Un ex-Chef d’Etat sud-africain qui connaît bien la lutte de Laurent Gbagbo, permet le contact entre l’Ivoirien et le Libyen. ‘’Laurent Gbagbo est hostile au FCFA et veut créer sa propre monnaie mais ne renonce pas totalement aux relations économiques entre la Côte d’Ivoire et la France. C’est la différence entre le Guide et Gbagbo. Car les partenaires du Guide ne sont pas des occidentaux’’, selon le diplomate. Si Laurent Gbagbo réussit ce pari, c’est toute l’Afrique Occidentale colonisée que la France perd. Il y avait donc une raison pour les impérialistes de l’écarter du pouvoir. ‘’ A mon avis, il est victime d’un complot occidental’’ car la création de la monnaie ivoirienne signifie que le compte d’opérations logé dans le trésor français était indirectement indexé par les autorités ivoiriennes d’alors. Pourtant Gbagbo ne combattait pas les intérêts français dans son pays. La raison, depuis son mandat aucune entreprise française n’a été nationalisée. Gbagbo ne réclamait qu’une coopération saine et profitable au peuple ivoirien. Cela lui a valu le dégommage et la prison. ‘’ Son transfèrement à la CPI montre que cette cour pénale est faite pour les africains qui refusent le néocolonialisme. La libération de Gbagbo pourrait crédibiliser cette cour car tous les Généraux de l’armée ivoirienne devant la CPI ont reconnu que Laurent Gbagbo ne leur avait jamais demandé d’ouvrir du feu sur la population, a-t-il conclu.




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