La CPI: L’Afrique dénonce une cour corrompue et réclame la libération de Gbagbo

Afrique media Côte d'Ivoire

En 2018, aucun argument avancé par les Occidentaux ne pourra détourner l’Africain de la mauvaise image qu’il a de la Cour pénale internationale. Au contraire, dans les écoles primaires, les lycées, les universités même dans les campagnes les plus reculées la CPi est vue comme une trahison, une animalisation de l’homme noir. C’est l’effet contraire qui s’est produit. L’enlèvement injustifié de Laurent Gbagbo déporté sans mandat d’arrêt alors que la Côte d’Ivoire n’avait pas encore ratifié le traité de Rome a été une occasion de prise de conscience. L’Afrique entière réclame la libération de tous les Africains pris en otage au Pays-Bas.
Personne ne dira aux Africains que la Cour pénale internationale vise l’instauration d’un climat de paix et de justice sur le continent noir. Bien au contraire, avec le cas Gbagbo, cette cour a dévoilé toute sa laideur et montré que ses précurseurs l’ont créée l’ont créée pour maintenir dans servitude accrue et un éternel sous-développement le continent. Etant donné qu’elle combat et oppresse les Chefs d’Etat Africains anti-néocolonialistes et militants des indépendances vraies et non celles hypocrites octroyées par la main droite de la France et reprises par la main gauche.
Les Chefs d’Etat africains ayant ratifié le traité de Rome ont commis une grosse erreur, ils ont fait un mal à l’Afrique, une erreur qui n’est permise. Ce ne sont des juristes qui manquent à l’Afrique pour avoir sa cour pénale. Cette faute grave suivra malheureusement le continent noir, empiètera sur son développement, et ce, durant des siècles si la jeunesse ne se réveille pas pour balayer ces incongruités. Parce qu’en réalité, cette cour a été créée pour mater les Africains qui rêvent à une possible émancipation ou une émergence du continent noir.
400 ans d’esclavage, 200 ans de colonisation, 60 ans de néocolonialisme, l’Africain doit fermer les yeux, la bouche et boucher les oreilles face au pillage. Il est interdit aux Chefs d’Etat africains de rêver à la transformation des matières premières localement. L’Afrique ne doit pas parler de son industrialisation. Dans le cadre commercial, le continent noir doit observer les autres fixer les prix de ses matières premières et contraint à signer des contrats dont la balance n’est pas équilibrée. En fait c’est l’impérialiste qui pèse lourd. Au plan financier, l’Afrique coloniale française n’a pas le droit de battre sa propre monnaie. Un Chef d’Etat Africain qui se trompe et touche à ces points névralgiques bute sur des coups d’Etat et des rébellions fabriquées de toutes pièces qui seront légalisés par la communauté internationale qui n’est rien d’autre que les Etats-Unis et l’UE légalisent.
La CPI est venue mettre sous éteignoir les Africains qui veulent perpétuer la résistance contre la colonisation. Gbagbo a eu tors d’aspirer à un Etat libre et digne. Son erreur c’est d’avoir été ami au Guide libyen Kadhafi, Thomas Sankara et au président nigérien Barré tous tués. L’erreur de Laurent Gbagbo, c’est d’avoir pensé comme ce Chef d’Etat rwandais nationaliste qui a défié la France dont la mort accidentelle a conduit sous le regard et la manipulation du colon au génocide rwandais. Assister une ethnie à exécuter une autre, prendre en otage un chef d’Etat après une crise postélectorale et le conduire hors de son pays dans l’illégalité, demander la démissionner des Chefs d’Etat africains légalement élus, provoquer des rébellions dévastatrices des vies humaines dans le but de piller les ressources



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