Libérez Gbagbo Gagnant de 2010 : Sortie fracassante de Bédié qui dit tout

Afrique Media CI

Un Chef d’Etat, dans un pays démocratique qui s’immisce dans la proclamation des résultats à une élection mérite dénonciation. Henri Konan Bédié s’érige contre l’imposture et la forfaiture des tenants du pouvoir. Le digne successeur de Boigny, grand stratège en politique, vient de frapper au moment opportun. Ouattara et son clan sont des voleurs d’élections, des braqueurs d’urnes qui sèment la désolation dans plusieurs localités du pays. On note plus de 15 morts. Pourtant, il y avait une possibilité de faire l’économie de ces pertes en vies humaines si Ouattara s’était débarrassé de sa veste de dictateur. "Nous dénonçons avec la dernière énergie les braquages, les violences qui ont émaillé ces élections locales’’, dénonce le président du tout puissant parti politique ivoirien, le PDCI RDA. A analyser de très près les propos du patron de l’institution PDCI, le RDR n’a jamais milité pour des élections transparentes. Pauvre Laurent Gbagbo, la victoire lui a été donc volée en 2010 par Ouattara, la France et la communauté internationale.
La Côte d’Ivoire n’est plus un Etat de droit. Puisque le président Ouattara règne au sommet de l’Etat en maître absolu. Il s’est même assis sur tout le processus électoral pour faire croire au monde entier qu’il a le plus grand parti politique en Côte d’Ivoire. Pour le dictateur d’Abidjan, la proclamation des résultats en sa faveur ferait de son parti unifié la plus grande formation politique. Argument qui faciliterait le braquage de la présidentielle de 2020. Malheureusement, ce jeu ne portera pas. Le président Bédié n’attend pas pour décrier la connivence qui lie Ouattara à son frère Youssouf Bakayoko, le très contesté président de la commission électorale en Côte d’Ivoire.
‘’Nous sommes étonnés de l'immixtion du Chef de l'Etat dans la proclamation des résultats électoraux", dénonce le digne successeur du président Félix Houphouët-Boigny.
Cette sortie du président Bédié soulage plus d’une personne dans la mesure où ces élections qui se sont déroulées en Côte d’Ivoire n’ont pas respectées les critères démocratiques. Une élection organisée avec insouciance. En effet, quand on sait que la Côte d’Ivoire a connu une guerre électorale qui a fait plus de 3000 morts, les autorités devraient prendre toutes les précautions pour garantir des élections transparentes aux Ivoiriens. Au sud, au centre et l’Est du pays, le RDR a braqué les élections. Les conséquences sont lourdes. Des morts comme en 2010 et 2011. Depuis le Zimbabwe, nous pouvons conclure que c’est Gbagbo le gagnant des élections de 2010. Que la France le libère.
Umercy Lambino




Date de mise en ligne : 2018-10-18     Article lu : 1684 fois