CPI : Comment l’historien et le génie politique Koudou Gbagbo a piégé la CPI

Afrique Media CI

Laurent Gbagbo est libéré de la CPI mais sous condition. C’est ce qui a été décidé par la Cour pénale politique, cour de mensonge, ce 1er février. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que Gbagbo Laurent recouvrera la liberté car les charges pour lesquelles il a été conduit à la CPI ne sont ni crimes de guerre ni crimes contre l’humanité. Comment celui qui a sacrifié toute sa vie pour le multipartisme, le père de la démocratie ivoirienne pourrait-il cibler avec son armée les communautés religieuses ou ethniques qui ne lui sont pas favorables pour les massacrer.
Voilà comment Gbagbo a rendu vide le dossier
Depuis la crise postélectorale, Laurent Gbagbo a pris des dispositions pour avoir raison sur la CPI, cette cour pénale de mensonge, dépourvue d’intelligence. Une cour pénale idiote et corrompue ne saurait avoir des arguments solides pour condamner un homme qui a passé toute sa vie à faire la politique, le génie politique Koudou. Le président du FPI en qualité d’historien savait déjà que la CPI est un instrument impérialiste bâti par le colon afin de faire violence aux présidents de sa trempe. Gbagbo savait que la France a créé la CPI pour mettre au pas les présidents africains qui pensent comme Patrice Lumumba, Olympio, Sékou Touré, Modibo Kéita, Kwamé Nkruma et lui-même Laurent Gbagbo. Laurent Gbagbo savait que cette prison coloniale ne visait que les Africains qui refusent d’être des sous-préfets français.
Ce professeur d’histoire à tant qu’homme averti ne pouvait pas commettre la bêtise de bombarder l’hôtel du Golf. Gbagbo ne pouvait pas envoyer une expédition punitive au Nord de la Côte d’Ivoire pour y massacrer des populations. Gbagbo a piégé la CPI depuis la crise postélectorale. Il n’a pas réagi aux attaques de Guitrozon, de Zagna qui ont fait plus de 1000 morts Guérés. Gbagbo n’a pas répondu aux attaques de Duékoué où les rebelles ont tué en une seule journée près de 1000 Guérés. Voilà des crimes commis par les adversaires politiques de Laurent Gbagbo que recherche la CPI.

Que les Occidentaux le veuillent ou pas, les africains auront retenu que la Cour pénale internationale est un instrument d’intimidation des Intellectuels et des présidents africains qui veulent exprimer l’indépendance vraie du continent noir. Pourquoi peut-on traduire à la CPI Laurent Gbagbo parce qu’il a pondu un discours dans lequel il affirme que l’Europe doit cesser de considérer les Africains comme des sous-hommes ? Pourquoi faut-il emprisonner Laurent Gbagbo qui pense que les Africains doivent fixer eux-mêmes les prix de leurs matières premières ? Pourquoi faut-il emprisonner injustement quelqu’un qui réclame des relations gagnant-gagnant pour sortir son peuple de la souffrance ?
Laurent Gbagbo, ce président africain, atypique aura tout bouleversé. Il n’a pas certes combattu officiellement le FCFA quand il était encore au pouvoir, parce que sachant que la question de cette monnaie demeure une bombe mais les discours de Laurent Gbagbo ont toujours dérangé la France colonisatrice et impérialiste.
Gbagbo n’est pas un bon président pour la France mais meilleur dirigeant pour l’Afrique. Il faut donc l’empêcher d’être candidat aux futures élections présidentielles en Côte d’Ivoire. Candidat, il les gagnerait parce qu’Alassane Ouattara n’a jamais été et ne sera jamais un candidat potentiel qui pourrait inquiéter dans les urnes le camp Gbagbo qui dérange la politique économique coloniale en Côte d’Ivoire. Une libération sous condition de Laurent Gbagbo a tout son sens ici.
Que l’Afrique nationaliste et panafricaniste prenne son mal en patience. Car il a fallu que Laurent Gbagbo passe par la CPI pour que l’Afrique découvre la laideur du colon. Les rebellions, les guerres civiles, les coups d’états et les assassinats des présidents africains nationalistes et panafricanistes sont provoqués par le colon.
Adou DEDABOU





Date de mise en ligne : 2019-02-01     Article lu : 454 fois